Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/11/2012

De l'égalité.

Du débat sur le mariage gay :
 
Commençons par une petite précision utile au regard des questions que soulève cette proposition.
Ce que les filles aimant des filles, et les garçons aimant des garçons, dans ce pays, demandent, c'est
que le mariage civil leur soit autorisé.
 
Je dis « aimant » à bon-escient, parce qu'il convient de préciser que ces personnes ne font pas que
« baiser » avec des personnes du même sexe, il se trouve qu'elles en tombent aussi amoureuses.
 
Et j'emploie le terme « civil » sciemment également.
Merci à tous de sortir vos Petit Robert, ou de passer sur Wikipédia, puisque c'est là le nouveau dico
de ce monde en perdition.
 
Civil : adj. 1.relatif à l’État, aux citoyens, aux rapports entre ses citoyens.
                2.Qui n'est ni militaire, ni religieux.
 
Clair comme de l'eau de roche, non ?
 
Dans le cas contraire, je précise :
Concrètement, cela n'implique nulle cérémonie en blanc, ni hésitation sur qui portera la robe ou ne
la portera pas, nulle marche nuptiale dans une nef, nul baiser entre deux êtres du même sexe
répugnant au point que Jésus en tombe de sa croix ou se suicide une seconde fois avec un ultime
clou.
 
Autrement dit, ce qui est débattu n'est pas l'officialisation d'un mariage en blanc à la Coluron.
(contraction de Coluche et de Le Luron, pour les limités.)
 
Ça y est, on est bon?
 
Bien, continuons.
 
Alors, pour ce débat concernant la République, pourquoi diantre cette fronde de la part des
grenouilles de bénitier, officiels et non officiels ?
 
A croire que l’Église, se languissant des Croisades, a déniché là un excellent motif, et déchaîne
depuis ses foules aux idées les plus anachroniques sur la question.
 
D'où mon interrogation qui suit :
 
Quelqu'un va t-il un jour leur expliquer que personne ne demande leur foutue bénédiction, ni celle
de leur bon dieu ?
 
Mieux, quelqu'un va t-il leur dire de fermer les gueules de-coincés-du-bulbe-adeptes-de-la-baise
une-fois-par-semaine-le-samedi-et-encore-en-missionnaire-et-surtout-dans-le-noir, en leur
expliquant qu'on est déjà bien gentils de les laisser extérioriser des idées vieilles de deux siècles,
pour la forme, pour ne pas, en plus, avoir à faire semblant qu'ils ont voix au chapitre sur la question.
 
Je pensais que tout le monde avait digéré le principe de laïcité, donc moi je dis que ce qui vaut pour
les barbus le vaut tout autant pour les cucucathos.
 
Quelqu'un va t-il un jour les prévenir qu'à force d'être bêtes comme culs, ils vont finir par forcer
certains personnes à sortir de leurs gonds, et à devenir aussi cons qu'eux en leur demandant
comment des ecclésiastiques jouant à touche pipi avec des mineurs, qui plus est non consentants,
peuvent aujourd'hui s'improviser donneurs de leçons et grands inquisiteurs des bonnes moeurs.
 
C'est l’Église qui se moque de la charité.
 
Car Sacrebleu, sortons les tableaux et jouons à l'Insee, et on verra qui de l’Église ou de la
Communauté LGBT a les meilleurs stats en matière de « perversions animales » comme ils aiment à
dire.
 
Qui de nous deux, qui de nous deux, est pire que l'autre, pire que l'autre...
M ton prochain, qu'ils aiment à dire aussi.
Vaste fumisterie.
 
Au delà de ce genre de petites attaques qui pourraient donc fuser, mais pour lesquelles, grâce à
Dieu, tous se retiennent afin de garder un niveau de débat serein, j'aimerais qu'on m'explique, en
sus, ce que peut comprendre un ecclésiastique à l'amour, quand le seul qu'il ne connaîtra jamais,
celui de Dieu, restera toujours impalpable, abstrait voir unilatéral.
 
Car honnêtement, entre nous, s'il y a un Dieu, et qu'il n'est pas complètement teubé, comment peuton
être certain qu'il partage de l'amour avec des êtres aussi peu respectueux d'un certain humanisme
de base ?
 
Et quoi ? La Sainte Église ne leur donne pas l'opportunité de vivre un amour terrien et charnel, mais
ils auraient procuration sur celui d'autrui ?
 
Ce qui s'expérimente se débat clairement.
Ce qui se suppose, s'imagine, s'extrapole, et se dénature n'entre pas dans le débat.
C'est comme raconter sa première fois à un ami puceau, ça n'a pas de bon sens.
 
Il est étrange de penser que les mêmes personnes s'élevant contre cette proposition, sont celles qui,
chaque dimanche, vous vendent les yeux pleins d'étoiles la parabole de Marie Madeleine, la pute
repentie, avant que de vous faire passer à l'obole.
 
Il est étrange de penser que ceux-là même qui refusent et préconisent de ne pas jeter la pierre sur la
pauvre femme sont les mêmes qui lapident aujourd'hui le débat avec des parpaings verbaux.
Marie Madeleine, c'est un peu la paria, la lesbienne, le gay de notre époque.
 
Il est dommage que les faits divers à l'origine de ces paraboles n'aient pas prévu de gouines, ou de
pédés, envoyant ainsi l’Église aller dénicher d'autres sorcières à brûler.
 
Mais on ne refait pas l’Église.
Certains ont essayé, ils ont eu des problèmes.
 
En ce qui concerne les affolés de l'adoption, et les maniaques de la famille classique, est-il besoin
de préciser que le débat sur l'adoption n'a pas encore commencé ?
 
Est-il besoin de rappeler que des études sont évidemment à mener, et des conseils à prendre auprès
des spécialistes de l'enfance et de nos voisins nordiques quelque peu en avance.
 
Je n'entrerai donc pas dans ce débat aujourd'hui.
 
Pourtant, il me vient l'envie de préciser que j'ai moi-même grandi dans une famille bien classique,
bien catholique, bien calquée modèle Barbie-Ken.
Pourtant, c'était pas la fête du slip tous les jours, et le mâle a fini par se barrer, laissant à sa femme
le soin d'élever ses gosses, jouant donc à la fois le rôle de la maman et du papa, sans même être
lesbienne.
 
Est-ce que je m'en plains ce jour ?
Nullement, elle a fait du bon boulot.
 
Je suis adulte, je sais lire, écrire, je fais mes choix, j'ai un brin d'esprit critique, je conchie TF1 et ses
consoeurs, et, je mange cinq fruits et légumes par jour.
 
Peut-on en dire autant de tous mes petits camarades ayant profité d'une famille modèle ?
Ma foi, au regard des statuts Facebook de certains, de leurs rêves, de leurs espoirs, de leurs non
opinion publique et politique, la réponse est assurément non.
 
Alors gloire à toi, ô mère célibataire !
Gloire à toi, ô famille monoparentale !
 
Tout ça pour dire que des modèles, on s'en torche.
 
Ce qui fait un gosse, c'est ce qu'il y a dans le crâne et le coeur de son ou de ses parents.
Et en matière de matière grise et de coeur, force est de constater qu'il vaut mieux un seul parent bien
fait, que deux à moitié vides.
 
Et encore, je ne parle pas des femmes battues, des unions forcées, des viols légitimés sous couvert
d'obligation conjugale, de la visite de papa dans le lit de la gamine ou du petit.
 
Car oui mes amis, tout cela se passe aussi dans des familles bien faites, pourtant bénies devant Dieu,
puis encensées par Monsieur le Maire au travers d'un couple déclaré sainement hétérosexuel.
Les perversions, c'est un truc humain les gars, un truc qui transcende genre et appartenance
sexuelle, donc si on pouvait s'éviter quelques raccourcis aussi faciles que dégueulasses, l'Humanité
en sortirait grandie.
 
Reste le motif de cette revendication.
 
Pourquoi diantre cette communauté revendique t-elle ce droit ?
Rien de plus simple.
Encore faut-il lever les yeux au lieu de regarder ses pompes au quotidien.
La raison est inscrite sur le fronton de tous vos bâtiments publics à la con.
Si si, c'est le deuxième mot, là, Égalité.
Voilà, vous y êtes.
Ces frontons dont vous vous revendiquez tous à condition que la mise en oeuvre concrète du
principe là haut gravé ne vienne pas trop bouleverser vos petites et confortables façon de penser.
 
« Ah oui, les pédés, les bouffeuses de chattes ? Mais je les adddoooore, mais pas de ça chez moi. »
 
Mais ouais les mecs, on se secoue un peu, l'homosexualité n'est plus un délit depuis 1982.
Voilà donc 30 ans que la chose est dépénalisée, et la simple et stricte égalité des droits civiques n'est
toujours pas complète et effective.
 
En comparaison, il a fallu à peine 50 années aux USA pour passer de l'insoumission de Rosa Parks à
l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche, c'est à dire d'un extrême à l'autre.
 
L'homosexualité a ensuite été retirée de la liste des maladies mentales dressée par l'OMS en 1991,
n'en déplaise aux mères éplorées bigotes adeptes de la baise sans capote et des électrochocs.
 
Non, parce que vraiment madame, faut arrêter maintenant de chercher une cure à votre fils, parce
que tout ce que vous allez réussir, c'est en faire un hétéro officiel, qui va aller engrosser une pauvre
fille, la faire cocue au premier mec bien foutu venu, laissant derrière lui c'te pauv' femme à l'égo
détruit et des enfants à l'image paternelle écornée.
 
Pourtant on vous avait prévenu avec votre cadet non ?
Mais si, le petit, le gaucher, celui que vous avez forcé à écrire de la main droite.
Un combat perdu d'avance qu'on vous avait dit, et maintenant il écrit comme un porc ?
Bigre ! C'est moche, mais c'est pas comme si c'était pas prévisible.
 
Bref, je ne suis pas, loin de là, un adepte acharné du mariage, aussi bien homo qu'hétéro.
Il n'en reste pas moins vrai que rien ne permet ni ne donne le droit de refuser ce droit à des
personnes en raison de leur sexualité.
 
Quant aux craintes de zoophilie, soulevées à raison, que tout le monde se rassure.
Si effectivement, le droit au mariage ouvre la porte à la dépénalisation de cette pratique, tout le
monde pourra en profiter et fourrer de l'animal, y compris de la Barèges...
Madame est pleine d'humour, elle ne nous en voudra pas...
 
Quant à ce brave Monsieur Dassault, non mais sérieusement, la nature l'a fait 5ème fortune de
France, mais s'est apparemment arrêtée là dans sa grande générosité.
 
Parce que sans rire, entre nous, la France n'a pas attendu les homos pour entrer en décadence, ne lui
en déplaise.
 
La famille, l'éducation, le développement des enfants ont du plomb dans l'aile depuis belle lurette.
 
Alors non Monsieur Dassault, le danger pour cette nation, c'est pas l'homo, ce sont les succubes en
Tena de votre acabit, s'accrochant à une fonction législative comme un chien en rut à une jambe,
alors qu'en des années de législature, ils n'ont rien défendu, ni rien porté de grand pour cette nation
qu'ils prétendent tant chérir.
 
Vous déclarez : « On veut un pays d'homos ? Et bien dans dix ans, il n'y aura plus personne. »
Bien, entre nous soit dit, si le renouvellement des populations implique la naissance d'individus au
cerveau aussi étriqué que le votre, Monsieur, alors oui, je veux un pays d'homos, oui, je veux un
pays stérile, oui, je veux un pays qui s'éteint.
 
« Dassault, votre meilleur contraception », en voilà une accroche.
 
Voilà, on en termine, et dans notre prochain billet d'ailleurs, un sujet par Dassault inspiré :
l'euthanasie.

Les commentaires sont fermés.